Perdue.
Je suis complètement perdue. Je suis ailleurs, depuis 3 semaines. Depuis que je suis rentré de là-bas, de mon ailleurs, de mon Bénin. Des tonnes de questions, des tonnes de souvenirs, des tonnes de larmes. L'AFRIQUE, les enfants. Ou comment se rendre compte de ce qui est vraiment essentiel. J'ai quitté la générosité, l'amour, les chants, les danses, le partage, l'amitié pour retrouver un monde aigris, froid dans lequel je me perds, inconditionnellement. Ce vide en moi, cette boule au creux du ventre, je suppose que c'est le Bénin. Ces larmes qui me montent aux yeux, et cette excitation à la moindre évocation de l'Afrique. Tout cela pour dire qu'au fond, il faut que je m'en remette. De tout ça, de tout ces gens, de tout ce que j'ai reçu en seulement 15 jours. J'y travaille ardemment. Tout en sachant que je ne pourrais pas oublier, ni même combler ce vide qui s'est formé. J'en suis consciente, j'en suis contente! Alors comme ça ce que certains gens appellent "Le Virus de l'Afrique", c'est bien réel. Une fois qu'on y goûte, on ne peut plus s'en passer.
Confuse.
Beaucoup trop pour pouvoir raconter tout ce que j'ai vécu. J'aimerais vraiment le partager, j'aimerai tellement qu'ils comprennent. Mais comment vous dire? Même moi, je ne comprends pas ce que j'ai vécu. Je suis là, seule, comme une conne, à essayer de comprendre, à essayer de relativiser, à essayer de passer à autre chose (quelle idée?!). Et pourtant, il n'y a pas un jour qui passe sans que je pense à ce voyage, à tous ceux qui constituent dorénavant notre/ma famille africaine. Depuis 1 mois, je pense Bénin, je vis Bénin.
Orpheline.
Vous voyez de quoi je parle? Mais si, de cette sensation que vous avez lorsque vous perdez quelque chose de cher, d'essentiel. Tout en sachant que je n'ai rien perdu (j'ai gagné/reçu tellement!), je ressens un réel manque.
Alors, peut être à bientôt, qui sait?
Je suis complètement perdue. Je suis ailleurs, depuis 3 semaines. Depuis que je suis rentré de là-bas, de mon ailleurs, de mon Bénin. Des tonnes de questions, des tonnes de souvenirs, des tonnes de larmes. L'AFRIQUE, les enfants. Ou comment se rendre compte de ce qui est vraiment essentiel. J'ai quitté la générosité, l'amour, les chants, les danses, le partage, l'amitié pour retrouver un monde aigris, froid dans lequel je me perds, inconditionnellement. Ce vide en moi, cette boule au creux du ventre, je suppose que c'est le Bénin. Ces larmes qui me montent aux yeux, et cette excitation à la moindre évocation de l'Afrique. Tout cela pour dire qu'au fond, il faut que je m'en remette. De tout ça, de tout ces gens, de tout ce que j'ai reçu en seulement 15 jours. J'y travaille ardemment. Tout en sachant que je ne pourrais pas oublier, ni même combler ce vide qui s'est formé. J'en suis consciente, j'en suis contente! Alors comme ça ce que certains gens appellent "Le Virus de l'Afrique", c'est bien réel. Une fois qu'on y goûte, on ne peut plus s'en passer.
Confuse.
Beaucoup trop pour pouvoir raconter tout ce que j'ai vécu. J'aimerais vraiment le partager, j'aimerai tellement qu'ils comprennent. Mais comment vous dire? Même moi, je ne comprends pas ce que j'ai vécu. Je suis là, seule, comme une conne, à essayer de comprendre, à essayer de relativiser, à essayer de passer à autre chose (quelle idée?!). Et pourtant, il n'y a pas un jour qui passe sans que je pense à ce voyage, à tous ceux qui constituent dorénavant notre/ma famille africaine. Depuis 1 mois, je pense Bénin, je vis Bénin.
Orpheline.
Vous voyez de quoi je parle? Mais si, de cette sensation que vous avez lorsque vous perdez quelque chose de cher, d'essentiel. Tout en sachant que je n'ai rien perdu (j'ai gagné/reçu tellement!), je ressens un réel manque.
Alors, peut être à bientôt, qui sait?




