"J'ai un chibre dur, hein ma choune"

"J'ai un chibre dur, hein ma choune"
Les smoking kills débarquent à Lyon, chez moi. Et là, c'est trois jours de bordel, non-stop. Mais un putain de bordel génial, tu vois. Le genre de bordel qui te fait un bien fou, que t'attends depuis des mois. Ils sont là, tous les 5, autour de la piscine, sur le hamac, autour de la table...et c'est à ce moment-là que je me rends compte qu'il m'avait quand même manqué, un peu trop. Le grec frisé, le Tigre, Minikeum, Coco, So4²-. Et puis, y'a Manoo, Europe & Claudia, sans qui rien n'est possible. Ils sont tous là, avec leur eau écarlate, avec leurs imitations (et les têtes qui vont avec, Hadri), avec leurs chansons, avec leurs humours, ils sont là...ouais. Et c'est comme ça qu'on se retrouve à fumer en haut de la grande roue. C'est comme ça que tout les murs de ma chambre ont été taggés, qu'Hadri m'a payé un peu trop de trucs, que ma piscine est devenue une baignoire, qu'on a écouté du rap pendant tous les trajets en voiture. On se fait avoir au jeu du: Quoi? PROUT. On va au citron, et finalement, on préfère le square. On est défoncé et limite narcoleptique, et on partage des matelas et des couvertures, parce qu'il fait gavé froid au sous-sol. Et on répète ce que dit Hadrien pendant au moins 2 heures, parce qu'on est ses soeurs jumelles nés à une seconde d'intervalles. On fait même un concert pour la voisine, ouais. Manoo & moi, on se ridiculise...mais on est tellement bien, qu'au fond, ça n'a aucune importance.
Aujourd'hui, on s'est levé à 15h...il est 21h, et putain, qu'est ce qu'ils me manquent.

"JE SUIS VOTRE SERVITEUR, NIARK, OH MA DEESSE...MICROBES, MICROBES"

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 15:15

Le problème avec elle, c'est que quand je l'ai rencontré pour la première fois, je n'aurais jamais pensé que ça deviendrait si important, si indispensable, si parfait entre nous...

Le problème avec elle, c'est que quand je l'ai rencontré pour la première fois, je n'aurais jamais pensé que ça deviendrait si important, si indispensable, si parfait entre nous...
C'EST PARCE QU'ELLES SONT SISTA.

Dans une ruelle du vieux lyon, un soir d'hiver, on s'assiera, et on se serrera parce qu'en décembre, il fait très froid. Au loin, nous entendrons la musique qui vient de la cave du club d'en face. Les cigarettes s'enchaîneront, sans vraiment qu'on s'en rende compte. Mes cheveux, toujours décoiffés, cacheront mon visage. Toi, tu recoifferas ta frange, décoiffé par le vent de l'hiver. Je ferais une blague, que je serais seule à comprendre, comme toujours. Et tu insisteras pour que je te l'explique, parce que tu détestes quand les gens n'expliquent pas ou ne finissent pas leurs phrases. Tu me prêtera un de tes gants en cuir, parce que j'aurais oublié les miens. On aura cette boule au fond du ventre, toute les deux, au même moment, mais on en parlera pas. On attendra qu'elle s'en aille. Comme on le fait toujours. Tu me complimenteras sur ma tenue, moi, sur tes chaussures. Tu me redemenderas timidement une clope et je t'allumerais. On parlera de l'appartement d'en face, des beaufs qui y habitent, on dira sûrement que c'est un pur gachis. Je te chanterais "what a waster" et on aura une conversation sur les différentes versions qu'on connait. Je te parlerais encore et toujours des Libertines, et tu me parleras de Luke, de Dan ou de TMTC. Et c'est à ce moment-là qu'ils arriveront, aussi beaux que la première fois. La boule qui s'était logé en nous disparaitra. Nos joues rougies par le froid froleront les leurs, encore chaudes. On rentrera boire un verre, on ôtera nos blousons en cuir, notre unique gant et nos trop grandes écharpes. Pendant des heures, et des heures on parlera, on rigolera, on profitera. Nos regards se croiseront et on aura même pas besoin de se parler pour nous comprendre. Après moultes et moultes bières, on partira en leur compagnie, à une heure déraisonnable, bien sûr. On arpentera les rues lyonnaises en titubant, bras dessus, bras dessous. On chantera, on dansera, on criera..que sais-je? En tout cas, à ce moment précis, quand les flocons tomberont sur nos têtes, quand nos lèvres seront gercées par le vent trop froid, quand nos têtes tourneront un peu trop vite..à ce moment-là, je serais sûre d'une seule chose, une seule et unique chose: je serais sûre de l'amour que j'ai pour toi. Si unique, si vrai, si acharné, si indispensable.

# Posté le jeudi 26 juin 2008 16:57

Modifié le lundi 14 juillet 2008 20:29

WESH PELO

WESH PELO





Polaroïd: SOIREE NOIRE chez notre cher Hadrien. Claudia & moi, sommes en blanc, on se démarque des autres. Avant-gardistes, quoi.

# Posté le mardi 17 juin 2008 12:54

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 18:24

Sometimes I feel like I don't have a partner.

Sometimes I feel like I don't have a partner.
En attendant la gaypride, elles sont assises dans l'herde, à côté de cette place qu'elles chérissent tant, avec ses gens qu'elle aime, par dessus tout. Elles sont en vacances, elles commencent seulement à s'en rendre compte. Elles se sentent bien, elles parlent, elles rient. Elles aimeraient rester là eternellement, ne plus bouger. Ca fait tellement longtemps qu'elles attendent ça. Errer, sans but précis, sans limites. De toute façon, elles les dépassent. C'est un fait. Le soleil brille, le soleil brûle. Elles ont soif, mais ne se plaignent pas, de peur de gacher ce moment, si fragile, éphémère. Bientôt, elles partiront, là-bas, ailleurs, mais toujours ensemble. En effet, elles ne se quittent pas jamais. Elles n'y arrivent pas, elle ne veulent pas. Et ne voudront probablement jamais. Elles se regarderont donc, se leveront, et partiront. Mais ne vous inquietez donc pas, elles reviendront, c'est certain.

# Posté le samedi 07 juin 2008 18:17

Modifié le samedi 14 juin 2008 19:39